Mortier d’apothicaire lyonnais en bronze à neuf contreforts et double registre de pastillages, début du XVII° siècle

Mis en ligne par le 11 septembre 2015

Mortier d’apothicaire en bronze à patine brune. Sa forme est typiquement lyonnaise, caractérisée par une panse tronconique assise sur une base légèrement débordante et surmontée d’un large col soigneusement ouvragé.

La panse de ce mortier est scandée de neuf contreforts tricuspides godronnés droits (B891) équidistants qui séparent autant de faces.

Chacune des faces porte un double registre de pastillages décoratifs séparés par une ligne de perle qui emprunte l’alignement des cuspides centrales des contreforts. Cette disposition permet de rapprocher ce mortier du Mortier lyonnais en airain à huit contreforts et double registre de pastillages, avant 1624 attribué au Maître du seau Ramousse.

Par ailleurs, les faces sont décorées de petits pastillages caractéristiques du répertoire de ce fondeur avec au registre supérieur:

  • La Visitation dans un entrelacs de carrés (B4)
  • Saint Roch et l’Ange (B145)
  • Un soleil rayonnant (B652) répété 5 fois
  • Sainte Catherine (B170)
  • La tête de Saint Jean Baptiste (B124)

La Vierge à l’Enfant dans une coquille (B44) est répété 9 fois au registre inférieur.

Le col de ce mortier est admirablement décoré avec en partie supérieure, 27 fleurs de lys (B769) équidistantes alignées entre la le bord libre et un filet médian; puis en se rapprochant de la panse une chainette de perles ornée de 9 noeuds (B704) dans l’ axe des faces, enfin un filet marqué de triangles trèflés (B686) en regard des faces.
Une telle ornementation est un élément supplémentaire très en faveur d’une oeuvre du Maître du seau Ramousse.

Technique de la fonte au sable
Diamètre à la gueule: 159 mm
Diamètre à la base: 100 mm
Hauteur: 110 mm

Il s’agit d’un mortier lyonnais datant du premier quart du XVII° siècle.
Il doit être attribué au Maître du seau Ramousse dont on connait par ailleurs plusieurs mortiers dont la qualité de fonte exceptionnelle est comparable à la qualité de fonte du mortier présenté ici:
Mortier Lyonnais à dix contreforts segmentés et à double registre de pastillages, France, début du XVII° siècle

Remarque:

Provenance, Ebay, collection particulière, La Baule

Ce mortier doit être rapproché du mortier à 9 contreforts référencé A454 par Bertrand Bergbauer acquis en 1879 par je Rijkmuseum d’Amsterdam et conservé sous le numéro d’inventaire N.M. 4688 ainsi que du mortier à 8 contreforts répertorié A456 et conservé à l’apothicairerie de l’hôpital d’Issoudun.

Mortier ref. N.M 4688, acquis en 1879 par le Rijkmuseum, Amsterdam

Mortier, Apothicairerie de l’hôpital d’Issoudun