Baiser de paix en bronze représentant l’Assomption de la Vierge Marie, Espagne, XVI° siècle

Mis en ligne par le 23 septembre 2016

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Baiser de Paix en bronze représentant l’Assomption de la Vierge Marie.
La Vierge est représentée debout sur un croissant lunaire, les mains jointes. Elle est portée par quatre angelots tandis que deux autres portent une couronne sur sa tête. La scène est mise en valeur par un décor architecturé de colonnes supportant un fronton. Ce baiser de paix peut être rapproché du Baiser de paix, La Vierge à l’Enfant dans une arcature gothique, Espagne, XVI° siècle sur lequel on observe des colonnes assez similaires. L’existence de baisers de paix identiques est observée en Espagne (Riddick).
Il n’était pas rare qu’au XVI° siècle que les artistes espagnols puisent leur inspiration parmi les créations italiennes des XV° et XVI° siècles.

En effet, cette représentation de la Vierge doit être rapprochée des oeuvres que Bergognone (Ambrogio da Fossano 1472-1525) a peintes à Milan vers 1500 et qui sont conservées pour l’une au Metropolitan Museum de New York et pour l’autre à la Pinacothèque de Brera à Milan.
Les représentations de Bergognone sont en résonance avec certaines oeuvres flamandes de la même époque (on se référera par exemple à la magistrale Assomption par Michel Sittow).

Bergognone, Assomption de la Vierge, MET, New York

Bergognone, Assomption de la Vierge, MET, New York

Bergognone, Assomption de la Vierge, Pinacothèque de Brera, Milan

Bergognone, Assomption de la Vierge, Pinacothèque de Brera, Milan

Ce baiser de paix mesure 166 mm de hauteur par 114 mm de largeur; il s’inscrit dans un riche décor architecturé avec balustres latérales et fronton. Il semble que la partie supérieure du fronton ait été endommagée et qu’il ait perdu sa partie sommitale par laquelle devait être fixée la poignée.
On retrouve sur la partie basse du verso la trace d’un rivet par lequel la poignée était solidarisée en partie basse.
Il s’agit très probablement d’une oeuvre espagnole inspirée de l’iconographie lombarde de la première moitié du XVI° siècle.

Remarques:

Provenance: Etude Bérard, Péron, Schintgen, le 23 septembre 2016, n°170