Mortier de Rouen en forme de cloche et à pastillages d’angelots, de bustes féminins et à cachet de fondeur, France, premier quart du XVIII° siècle

Mis en ligne par le 7 juillet 2012

Grand mortier en bronze de patine claire assis sur une haute base moulurée de 24 mm de hauteur. Cette base, beaucoup plus haute que celles que l’on peut observer sur la plupart des mortiers du XVII° siècle est une évolution stylistique remarquable. Elle contribue à donner à ce mortier une élégance certaine et peut être rapprochée du piedouche des timbales en argent du XVIII° siècle.
Le corps et le col de ce mortier sont eux-aussi très harmonieux: Vu de profil, la courbe de la panse s’évase en partie supérieure alors que la courbe du col s’invagine à sa base, si bien que ces deux courbes se rejoignent sans rupture.
Enfin la lèvre du col forme un méplat, caractère peu commun.

La forme que l’on a ici est véritablement celle d’une forme de cloche inversée.

L’ornementation de ce mortier est simple et élégante.
Il n’y a pas de contreforts susceptibles de perturber l’harmonie de la forme mais huit pastillages dont un cachet de fondeur, disposés de façon symétrique autour de la panse.

Ce mortier doit également être rapproché du Mortier en bronze au cachet de Jacques Buret, orné de têtes de femmes et d’une figure de Bacchus, Rouen, fin du XVII° siècle

Il s’agit d’une production du début du XVIII° siècle de l’atelier de Jacques Buret qui accéda à la maîtrise de fondeur à Rouen en 1698

Diamètre à la gueule : 180 mm
Diamètre à la base: 118 mm
Hauteur: 131 mm
Résonance:

Travail Rouennais du « Second atelier Buret », probablement du début du XVIII° siècle.

Remarque:

Provenance: Etude Gros et Delettrez, Paris le 1er juin 2012, N°181