Haut mortier lyonnais à contreforts et pastillages animaux, France, début XVII° siècle

Mis en ligne par le 2 avril 2011

Haut mortier en bronze à forte teneur cuivreuse de forme quasi cylindrique reposant sur une assise simplement évasée de 80mm de diamètre.

Sur ce modèle, le corps présente 6 faces ornées de pastillages alternées de contreforts tricuspides godronnés rectilignes (B891).

Le travail est d’une finesse exceptionnelle.

Les faces présentent successivement dans le sens des aiguilles d’une montre et de bas en haut les pastillages suivants:
– une petite fleur de lys (B769) et deux grenouilles (B488) superposées
– une petite fleur de lys et deux (B769) salamandres (B508) superposées
– une petite fleur de lys (B769) et deux grenouilles (B488) superposées
– une petite fleur de lys (B769) et deux salamandres (B508) superposées
– une petite fleur de lys (B769) et deux lions marchant (B525)
– une petite fleur de lys(B769) et une grenouille (B488) surmontée d’une salamandre (B508)

Le marli, en encorbellement, est orné d’une frise aux dauphins (B499). On dénombre 18 dauphins.

Technique de la fonte au sable
Diamètre à la gueule: 125 mm
Diamètre à la base: 80 mm
Hauteur: 102 mm
Résonance: 555 Hz (Do#)

Un mortier comparable (par sa forme inusuelle et son alliage est orné de motifs typiques de Toine Cavet:
Haut mortier lyonnais à contreforts tricuspides et à doubles registres de bustes de Pompée et de bustes féminins, France, début du XVII° siècle

Une version de taille supérieure reprend les mêmes proportions:
Mortier lyonnais élancé à double registre de pastillages et contreforts, début du XVII° siècle

France, travail lyonnais du premier tiers du XVII° siècle par Toine Cavet

Reférence:
Roger GOUNOT, Les mortiers du Puy-en-Velay. In: Revue d’histoire de la pharmacie, 50e année, N. 175, 1962. pp. 391-395
D’après Bertrand BERGBAUER, conservateur du Patrimoine au Musée National de la Renaissance au Musée d’Ecouen, ce mortier serait une création lyonnaise du Maître de Pompée identifié comme étant Toine Cavet, on peut le dater du premier tiers du XVIIe siècle.
La forme quasi cylindrique, la présence de lions et la finesse du travail sont parmi les indices qui permet d’aller dans ce sens.
Les mortiers des fondeurs du Puy présentent des formes tronconiques très évasées qui semblent caractéristiques.

Provenance:
Vente de la collection Vidal, Etude Chaussin-Bremens-Guillaumot, Lyon 2002, N° 62.

Référence A760