Mortier en bronze à contreforts représentant des femmes de face, des joueurs de cornemuse et à faces décorées, Bordeaux, deuxième quart du XVII° siècle

Mis en ligne par le 18 décembre 2014

Mortier en bronze à panse tronconique à décor en fort relief reposant sur une base débordante et surmontée d’un col mouluré largement débordant.

La panse de ce mortier est structurée de la même manière que celle du Mortier en bronze à contreforts représentant des femmes de face et de dos, des joueurs de cornemuse et à faces ornées de portraits de Louis XIII, Bordeaux, deuxième quart du XVII° siècle . On y retrouve une alternance de grandes figures faisant office de contreforts et représentées chacune trois fois (joueur de cornemuse et femme en pied de face), toutefois le décor de ses faces est différent et plus varié.

Dans le sens de rotation horaire on distingue 6 faces:
– Une croix pattée (caractéristique de l’ordre des templiers) qui surmonte une tête de diable entourés de petites fleurs de lys,
– Un Christ en Croix qui surmonte une tête de diable, le tout posé sur un semis de petites fleurs de lys,
– Sur trois faces successives:  Une grande fleur de lys qui surmonte une tête de diable, le tout posé sur un semis de petites fleurs de lys,
– Une coquille Saint Jacques qui surmonte une tête de diable, le tout posé sur un semis de petites fleurs de lys.

Le col est décoré de 39 petites fleurs de lys posées verticalement sur sa marge externe supérieure.

Enfin il convient de rapprocher ce mortier du Mortier en bronze à contreforts représentant des femmes de face et de dos, des joueurs de cornemuse et à faces ornées de portraits de Louis XIII, Bordeaux, deuxième quart du XVII° siècle.

Technique de la fonte au sable
Diamètre à la gueule: 140 mm
Diamètre à la base: 106 mm
Hauteur: 97 mm

La principale hypothèse retenue est celle d’une production du Sud-Ouest de la France. L’hypothèse d’une origine Bordelaise du milieu du XVII° siècle est celle que nous retiendrons car deux des quatre mortiers répertoriés du corpus de ce fondeur ont une origine Bordelaise, l’origine des deux autres pièces est inconnue.

Remarque:

Provenance: Collection particulière, Le Teich (Gironde)

Un petit mortier de l’apothicairerie de l’Hôpital de Saint Lizier en Ariège semble pouvoir être rattaché à ce corpus.